Historique de la ville de Montivilliers

Montivilliers doit sa prospérité et son renom à sa prestigieuse abbaye de femmes, création originale parmi les nombreuses abbayes masculines de Normandie.

L’ancien « Monasterii Villare » (le village du monastère), qui a donné son nom à la ville fait partie des grandes fondations monastiques du VIIème siècle dans la basse Vallée de la seine. Saint Philibert, fondateur de Jumièges, y établit en 684 un monastère féminin qui sera détruit par les vikings et ne se relèvera qu’au début du XIème siècle.

Grâce à la charte d’exemption attribuée en 1035 par Robert le Magnifique qui rend à l’abbaye son autonomie et sa richesse, la construction de la grande église, excellent témoin de l’architecture normande, peut être entreprise dans la seconde moitié du XIème siècle.

Tout au long du Moyen Âge, l’abbaye jouit d’un prestige considérable et engendre la prospérité de Montivilliers dont l’apogée se situe au XVème siècle avec la draperie, la tannerie, la mégisserie, le port et la construction navale, le commerce et la banque.

A partir du XVIème siècle, Montivilliers voit son déclin s’accentuer en raison de la fondation de la ville du Havre (1517) et de la fin de sa draperie.

La vie monastique cesse en 1792, l’abbaye deviendra alors siège du District et de la Société populaire, prison et garnison.

Au XIXème siècle, elle abrite une filature de coton, puis une raffinerie de sucre et enfin une brasserie.

A la fin du 18e siècle, le commerce et les échanges se développent. Pour répondre au développement du roulage et pour améliorer le « passage mal entretenu et extrêmement « difficultueux », l’aménagement de la Grand’route devient incontournable et a permis de retrouver d’anciens plans de la ville de Montivilliers.

Le Plan d’Action pour le Patrimoine Ecrit, a permis la découverte de plans anciens de la ville. Ils révèlent l’organisation de la cité et l’architecture urbaine dans ses courbes et contours. Le plan de Montivilliers dressé en 1792 contient trois propositions de création d’une artère de circulation.

C’est l’origine de la rue Royale, devenue Impériale, puis rue Gambetta, dont la percée est amorcée en 1811.

 

Photos